QUI SONT LES FORMATEURS DE CHEVAL EMOI ?

Au départ, Christine Gillet est assistante sociale et a notamment exercé comme telle auprès de femmes et enfants victimes de violences.

A partir de 1996, elle suit une formation de thérapeute Jungienne (en psychologie initiatique et corporelle). Cavalière depuis l'enfance, elle accompagne un jour un groupe de femmes auprès d'un centre équestre et prend alors conscience des effets révélateurs (repérables) initiés par la rencontre entre des personnes en difficulté et des chevaux.

Cette évidence l'amène alors à effectuer une formation de thérapeute avec le cheval auprès de la FENTAC.

En 2000, avec 3 collaborateurs du médico-social, elle crée l'association «Cheval Emoi» et devient thérapeute avec le cheval à temps plein. Elle accueille dès lors des publics très différents de tous âges, handicapés, malades ou en difficulté.

En 2004-2005, convaincue de l'importance de la médiation corporelle quant à l'émergence identitaire, elle effectue une formation en haptonomie.

Par ailleurs, à partir de 2003, elle met en place une formation d'accompagnateur dans les ateliers à visée thérapeutique avec le cheval pour répondre à la demande des professionnels concernés par la pertinence du questionnement suscité par la rencontre humain-cheval.

Au travers de cette formation elle exporte ses compétences jusqu'en Belgique. Depuis 2006 elle est aussi formatrice pour la FENTAC sur le module «Psychologie clinique».

Le regard singulier occasionné par les différentes approches éthologiques qu'elle ne cesse d'approfondir amène Christine Gillet à réinterroger les a-priori concernant la relation humain-cheval. Cette démarche nourrit alors sa recherche quant au travail sensoriel et relationnel avec celui-ci.

 

A la base, Nathalie Frilley est scientifique de formation : D.E.A de biologie moléculaire et de physiopathologie humaine et travaille dans la recherche fondamentale.

Les chevaux  parallèlement, ont suivis son parcours depuis l’âge de ses 7 ans. Expérience commencée de façon traditionnelle en club, elle explore de nombreux types d’équitation. Puis, la haute-école vient interrompre un long processus de domination au profit d’un questionnement salvateur sur la relation juste entre le cheval et l’humain.Riche d’un savoir théorique universitaire, elle a continué à se former tant sur le plan de l’humain que sur la connaissance   du cheval.

Enseignant une approche du cheval différente, la découverte de son propre être, mêlé à l’animalité miroir du cheval est devenue au fil du temps le thème central de sa démarche. Elle a été amenée à faire son propre travail thérapeutique selon deux axes complémentaires : un axe corporel, en expérimentant elle-même les apports bénéfiques de la médiation par le cheval, et un axe psychologique par différents courants analytiques (jungien, symbolique et initiatique)

Et c’est à partir de ces moments de forts questionnements, que la raison de son parcours s’est véritablement dessiné pour aboutir à un projet professionnel où l’objectif principal serait l’aide à la personne pour amener tout individu à une meilleure ouverture au monde. Ainsi est né, en 2006, le projet de l’association “A Cheval sur Soi”, centre de médiation équine transdisciplinaire.

Formée à la FENTAC (Fédération Nationale des Thérapies Avec le Cheval) elle fait partie aujourd’hui de leur conseil d'administration et y est aussi formatrice. Elle est aussi Titulaire d’un monitorat d’enseignement équestre.

 

Des animaux, Marie-Noëlle Baudoux en a toujours eu autour d'elle. Ceux qu’on caresse, à qui l’on peut se confier au creux de l’oreille, qu’on peut prendre contre soi quand on a besoin de se rassurer… Et de ceux que ses aïeux élevaient pour leur chair ou pour concourir. Il y en a un qui est resté longtemps inaccessible jusqu’à ses 21 ans, c’est le cheval. D’abord comme cavalière, piètre et peureuse, se prenant gamelles après gamelles, dans des enseignements « militaristes » où elle ne trouvait pas ce qu'elle cherchait... Et toujours l’envie d’enfin faire connaissance avec l'animal cheval.

Petit à petit, de manèges en écuries privées, le temps semblait bon et agréable auprès des chevaux. Enfin, 18 ans plus tard, elle prenait la décision d’acquérir ses deux premiers chevaux et poneys. Au fil du temps, elle gagnait en assurance et confiance à leurs côtés. Et étrangement, dans sa vie de tous les jours aussi !

Les animaux lui ont appris ce qu’est le lâcher prise, la cohérence et l’authenticité. La différence entre la colère et la fermeté. De prendre une place et de pouvoir la garder, même si ce n’est jamais acquis une bonne fois pour toute.

En 1988, elle rencontre des logopèdes et kinésithérapeutes d’Handhippo, en Belgique. Curieuse Marie-Noëlle les questionne sur le sens de leur démarche et découvre une facette de l’hippothérapie pratiquée en Belgique : celle de la rééducation par la mise à cheval. N’étant pas issue d’une profession paramédicale, elle pense, à l'époque, ne pas pouvoir accéder à cette démarche de soins par le cheval.

Assistante sociale , elle a travaille dans différents secteurs.

En 1998, la possibilité d’associer la profession d’accompagnement psycho-social des personnes en difficultés avec le médiateur cheval lui revient comme un boomerang en rendant visite à Christine Gillet en Bretagne.

Ses premières formations pour devenir thérapeute avec le cheval ont débutent en 2003, par des séminaires à la Ferme Equestre de Louvain-La-Neuve (Belgique), et le premier niveau « Accompagnateur dans les activités mieux-être avec le cheval » dispensé en Bretagne par l'association «  Cheval Emoi ». Elle opte ensuite pour la formation proposée par Anthé-Anthésis de 2004 à 2006, en Belgique, et la complète par d’autres séminaires en rapport direct avec les chevaux ou le corps.

En 2006, l’association sans but lucratif « le Bonheur dans le Pré » voit le jour. La première collaboration de formation franco-belge a eu lieu en décembre 2007… les pieds dans la boue, stagiaires et formateurs s’en souviennent encore ! Depuis, c'est autant sur le terrain de la recherche que des pratiques que les deux associations « Cheval Emoi » et « Le Bonheur dans le pré » collaborent, confirmées par la fréquentation accrue de stagiaires belges, français et suisses, et leur niveau de satisfaction qui ne faiblit pas !

 

Stéphanie Tintinger pour elle, choisir un métier de l'aide à l'autre à toujours été une évidence. Elle exerce en tant qu'assistante de service social pendant 10 ans pour le Conseil Départemental du Morbihan sillonnant une bonne partie du département et ainsi appréhendant les différentes problématiques rencontrées par les bénéficiaires du service social,  compte-tenu des réalités territoriales.

En 2011, elle s'engage en tant qu'accompagnatrice sur l'action collective de territoire « équithérapie» à destination des personnes souffrant de difficultés sociales (accidents de la vie, addiction, souffrance psychologique…) ou de mal-être. Elle y rencontre Christine Gillet, les chevaux et un outil formidable. Les personnes accueillies bénéficient alors d'un accompagnement thérapeutique atypique mêlant temps de parole et phases de médiation corporelle assistée par les chevaux. Le cheval est un vrai révélateur : sa présence apaise, son contact suscite des réactions, des interrogations, facilite les échanges et permet un cheminement… Grâce à lui, il est possible d’aider les personnes dans leurs relations aux autres, leur permettre de rompre l’isolement, mais aussi de retrouver confiance et estime d’elles-mêmes. Cette expérience participe à des prises de conscience, ainsi qu’à la découverte de nouvelles ressources et potentiels des personnes, qu'elles pourront remettre au service d’un projet d’évolution personnelle et professionnelle.

A cette période, elle est en plein questionnement sur sa pratique professionnelle... La réflexion sera de courte durée, elle s'engage dans la formation de « praticien à médiation équine ». Ceci la confirme dans son choix d'une réorientation vers une profession soignante, de l'engagement que l'on prend vis-à-vis des patients, la possibilité d'accompagner les personnes dans la durée avec cohérence, authenticité et bienveillance.

Ensuite, une nouvelle étape : elle quitte le service social pour se consacrer à la pratique de la médiation équine, Elle exerce depuis septembre 2015 pour l'association Cheval Emoi.

Le cheval, elle en garde un souvenir lointain, celui des soirs d'été où ses voisins fermiers passent avec leurs 2 chevaux, elle entend encore raisonner leurs sabots sur la route et savoure les fois où ils la font monter à cru... Cet animal le fascine mais reste un rêve inaccessible... Pourtant, en juin 2012, elle a le coup de cœur, pour un cheval nommé Géronimo, il est à vendre, elle hésite à sauter le pas, il partira sur l'IME de Plabennec pour travailler en thérapie. En mars 2013, elle devient propriétaire de Lungta et s'engage dans un long parcours au côté de sa jument. Elle s'initie grâce à Christine Gillet à toutes les bases du travail à pied et à l'éthologie en vue de préparer son cheval pour la thérapie. Des centaines d'heures de travail plus tard, Lungta et Stéphanie deviennent toutes deux inséparables et partenaires de travail.

 

CV des intervenants 

 

Formateurs permanents :

 Christine Gillet                     Stéphanie Tintinger        Marie Noëlle Baudoux           Nathalie Frillet

Formateurs vacataires :

   Claire Dhorne                 Murielle Gajan               Valérie Glikson                         Gwénaëlle Rosnarho